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 Ilfirin Morion Elen Lilómëa

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Ilfirin

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MessageSujet: Ilfirin Morion Elen Lilómëa   Jeu 23 Juil - 5:10

Baie-du-Butin, 2ème jour du 3ème mois de l'année

Nous avons fais escale dans la baie, j'ai acheté ce journal afin d'y consigner mes souvenirs car je sens que ma quête approche de son terme, même si j'ignore quelle en sera l'issue. Je me nommais Ilfirin Morion Elen Lilómëa, que vous traduiriez par L'Immortel Fils des Ténèbres de l'Etoile Sombre. Mon père avait soit beaucoup d'humour, soit un don pour la prémonition plus qu'alarmant. Je naquis à Grève d'Or, petit hameau entre la Grève Dorée et la passe du Rameau d'Or. Je naquis fils unique, comme souvent chez les Quel'Dorei, dans une famille de pêcheur comme il en existait tant sur la grève. A l'adolescence, avec quelques compagnons, nous prenions la mer sur un esquif que nous avions assemblé à partir de diverses épaves, frêle mais rapide. Nous nous affrontions au fleuret, au sabre, à la hache, sur le pont et sur les mats, bercés par les vagues et réchauffé par les rayons du soleil de mer, une sensation que je n'oublierai jamais. Notre rêve ? Navigué jusqu'à l'horizon et par delà, dans l'armée de Quel'Danas, de Lune-Argent ou, pour les moins doué d'entre nous, en tant que marchand maritime. A l'âge de raison, j'entrais au service de Lune-Argent comme mousse; à l'âge d'être un homme je fus nommé canonnier; avec effort je me hissais au rang de timonier. Alors que nous étions en perm' après un mois passé en mer à traqué et coulé un navire troll. Nous étions à la taverne en train de fêter dignement ce repos bien mérité. Voulant garder l'esprit clair pour mieux me reposer au petit matin plutôt que de voir le contenu de mon estomac décorer les murs de la Promenade des Anciens, je m'éclipsais dans la nuit tombante sur la capitale de mon peuple. J'arpentais le pavé depuis un moment déjà quand le tocsin résonna au loin. Je couru jusqu'à la porte d'Aendor en toute hâte pour savoir à quoi rimait cette alerte. Un groupe de troll avait réussi à pénétrer la première porte ? Une fois sur place, la nouvelle tomba : Dame Sylvanas, Général des Forestiers de Quel'Danas était tombée sous les coups d'une armée de morts et de peste qui se dirigeait à présent droit sur la ville sans défense. Nous eûmes à peine le temps d'accuser la nouvelle que la porte principale vola en éclat et que les zombies et spectres déferlèrent dans les rues tel un essaim de Qiraji. Nous n'étions plus qu'une poignée tenant tête à la déferlante de chaires en putréfaction dans l'artère principal quand "il" est arrivé. Marchant lentement, Frostmoune à la main, invincible, immatériel ... mes souvenirs s'arrêtent là, à la vague de goules qui nous submergea dans un dernier effort pour leur barrer le chemin vers le puits.



Tortuga, au large de Strangleronce, 14ème jour du 3ème moi de l'année

Nous finissons les préparatifs pour notre grand voyage, "il" est en Norfendre, acculé par les forces de l'alliance et de la horde. Nous partons bientôt nous aussi, il n'y a pas un matelot sur cette coquille de noix qui ne souhaite planter ses mains dans les entrailles glacées du Roi-Liche. Nous partons sans espoir de retour, nous partons en guerre, nous des pirates ... des pirates, comment en suis-je devenu un ? Je ne me rappelle pas exactement ce qu'il s'est passé après l'assaut de Lune-Argent, ça m'a semblé des mois de souffrance, à me faire torturer le corps et l'esprit, bruler par la peste, gelé par la mort. Devenu une arme de mort, équipé et lobotomisé, capable de gelé l'eau sous mes pieds, d'invoqué un palefroi, de transmettre fièvres et peste à chaque coups donné, je n'étais plus vivant, j'étais un Chevalier de la Mort. J'enchaînais les combats, me relevant malgré les coups, tel un golem de chair gelées. Puis un jour, ce fût le combat de trop, nous nous bâtîmes toute la nuit jusqu'au petit matin. Et alors que nous achevions les rares survivants, le soleil apparu à l'horizon, inondant la plage et la plein de ses rayons. Je fus foudroyé, terrassé, mon corps avait voulu, comme par un réflexe oublié, s'ouvrir à cette chaleur. Mais la réalité frappe à votre porte à grand coups de dynamite gobeline. Gelé jusque dans mon âme que je ne procédais plus. Je m'écroulais à terre, sourd à l'ordre de replis. Je fus abandonné sur place comme un cadavre de plus. Ce la dura surement plusieurs jours car à mon réveil le charnier sentait la pourriture dans un état avancé. Rassemblant le peu d'esprit que j'avais, je m'enfonçais dans la jungle proche, marchant sans relâche et sans besoin de repos jour et nuit. Puis un matin j'atteignis la Baie.

J'en avais ouïs parler par les marchands lointain, à la taverne jadis, la Baie-du-Butin, ville gobeline appartenant aux flibustiers, aux pirates et autres canailles des mers du sud. L'endroit rêvé pour un mort qui marche. Tant que vous avez de quoi payé ou vous rendre utile, vous pourriez être Sargeras en personne que personne ne vous poserais de questions. C'est là-bas que je trouvais enfin un remède à mon mal, un remède ? Un calmant. Je fauchais une bouteille de rhum trainant à la fenêtre d’une taverne et la vida d'un trait, c'est là que la chaleur de l'alcool sembla dégelé le sang depuis si longtemps gelé dans mes veines. La douleur était toujours présente mais elle me sembla supportable. Je me mis vite à la recherche d'un emploi afin de pouvoir me procurer cet élixir régulièrement et ainsi échapper aux crises de "gel". Je commençais par de petits boulots d'homme de main, étant peu bavard, bon picoleur et doté d'une force et d'une endurance assez rare, ce fût facile de monter dans les strates gobelines, je fus même envoyé par les pontes du cartel Gentepression en tant qu'espion à la Voile Sanglante où j'obtint le grade d'Amiral avant de les livrer aux gobelins.

Un soir alors que je siphonnais une énième bouteille de rhum, un Orc encapuchonné s'assis à ma table et me tint ces mots: "Toi qui est mort en même temps que Lune-Argent, que dirais-tu si je te proposais de te venger de celui qui, jadis, t'enleva la vie et surtout, la mort ?"
Il savait ce que j'étais, et plus étrange encore, ne me craignait pas. L'Orc me conta son histoire, emprisonné par les humains de Hurlevent, libéré par Warwick le Corsaire, attaqué par un navire d'Arthas, Warwick perdu en mer, le renflouage de la Marie-Jeanne. Ils avaient ensuite espionné Horde et Alliance afin de localiser Arthas. Ils avaient ainsi appris l'existence des Chevaliers de la Lame d'Ebène. La perspective de vengeance décupla les effets du rhum. Je rencontrais peu après le Généralissime Mograine, pour la première fois car je n'avais connu que son père à l'époque de mon esclavage. La Lame d'Ebène acceptait toute aide pour combattre Arthas même celle des pires flibustiers des mers du sud.

Cher lecteur, nous embarquerons dès la levée du brouillard matinal pour le continent de Norfendre. Je laisse ce journal chez le bouquiniste de la Baie, en espérant que, quand tu trouveras ce livre, ma lame aura déjà tranché les membres du Roi-Liche. Car à la fin de ce voyage, l'un de nous deux n'aura plus la tête sur les épaules.
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